Colombie : la loi d’amnistie des FARC acceptée


La guerre qui dure depuis plus d’une cinquantaine d’année entre le gouvernement colombien et les rebelles connus sous le nom de FARC pourrait dans quelques années se terminer grâce à cette loi d’amnistie des FARC votée par le parlement. Cette amnistie des FARC a  pu voir le jour grâce à l’accord de paix signé entre les deux protagonistes le 24 Novembre dernier dans la capitale colombienne.

5700 guérillos bénéficiaires

Dans un communiqué signé par le président du Sénat colombien, il est stipulé que 5700 guérillos vont avoir le droit d’abandonner les montagnes où ils ont erré durant des années et de rendre leurs armes aux autorités compétentes. Ils bénéficieront de cette amnistie des FARC. Cette mesure a pris du temps à sa concrétiser étant donné que les hauts responsables des FARC n’étaient pas encore fixé sur le sort et le statut judiciaire de ses membres. Après l’accord de paix signé à Bogota, les guérillos bénéficiant de l’amnistie des FARC ont dû commencer à joindre des zones de rassemblements érigés par les autorités pour les accueillir. Mais les deux parties se sont mises d’accord que ce rassemblement devrait encore prendre un peu temps parce que les infrastructures ne sont pas encore prêts. Il est à noter que cette amnistie des FARCS s’applique également pour les fonctionnaires et civiles ayant eu des contacts directs ou indirectes avec les rebelles.

D’autres guérillos privés de l’amnistie des FARC

Durant cette longue guerre, de nombreuses personnes ont subit des crimes atroces. Et dans l’accord signé entre le gouvernement et les responsables des rebelles, ceux qui ont commis des viols, des meurtres et autres crimes graves contre l’humanité ne pourront pas bénéficier de cette amnistie des FARCS. Toutefois, ils purgeront des peines alternatives afin que le processus de paix se fasse sur la bonne voie. Il faut remarquer que les parlementaires du Centre démocratique ainsi que le parti de l’ancien président n’ont pas participé au vote de cette loi d’amnistie pour les FARC.